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BI : La DSI de Sagem passe à l’in-memory

Enjeux IT - Par Guillaume Rameaux - Publié le 17 octobre 2014
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Une plateforme de Business Intelligence vieillissante qui ne parvient plus à fournir les rapports en temps et en heure et plante régulièrement.

BI : La DSI de Sagem passe à l’in-memory

C’est la situation à laquelle étaient confrontés les salariés de Sagem. La filiale du groupe Safran redémarrait chaque nuit son système pour éviter qu’il ne tombe en panne de manière impromptu dans la journée.

Alors que l’année 2013 devait être consacrée à d’autres projets, le Directeur des Systèmes d’Information, Thierry Milhé, a décidé de changer ses plans. Objectif, bâtir en huit mois une plateforme décisionnelle neuve capable d’absorber les requêtes des 400 utilisateurs. « Le projet consistait à rétablir le fonctionnement opérationnel mais aussi la confiance des utilisateurs qui avaient été égratignée par plusieurs mois de pannes répétées », explique le DSI. Le point de départ est donc une base de données Oracle 10g de 2,13 To sur des servers HP Superdome et un socle SAP BW 7.0 (Business Information Warehouse).

Sagem étant lié à SAP via un contrat passé en 2012 par sa maison mère Safran, la société se tourne vers l’éditeur allemand qui lui propose sa base de données in-memory Hana. Un appel d’offre est donc réalisé pour le choix du fournisseur et c’est le japonais Hitachi qui l’emporte. La première étape du projet a consisté à migrer de BW 7.0 vers la version 7.3, puis d’Oracle vers Hana. Le code étant intégralement en langage SQL et ne contenant aucun élément natif à la base Oracle, aucun travail de réécriture n’a été nécessaire pour le passage sur le système SAP. La réorganisation et la compression réalisées par Hana, associées à un travail de nettoyage sur les anciennes données et de nouvelles modélisations, ont ensuite permis de mesurer les gains de performances.

Des temps de requêtes divisés par 22

La volumétrie de la base est passée à 337 Go et le temps d’exécution moyen des requêtes a été divisé par un facteur allant de 4 à 22. Une requête Bex (Business Explorer Suite) qui prenait traditionnellement 112 secondes ne demande plus aujourd’hui que 7 secondes et le temps moyen d’activation d’un jeu de données dans les cubes et les DSO (objets dynamiques partagés) est passé d’un peu plus de 11 minutes à 40 secondes. « Nous avons même vu une de nos requêtes passer de 25 minutes à 17 secondes », raconte Thierry Milhé.

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Les différentes phases du projet de migration vers SAP Hana.

Pour se réconcilier définitivement avec les utilisateurs, l’heure est aujourd’hui à la formation des utilisateurs pour faciliter l’adoption de la nouvelle suite front-end SAP BusinessObject BI 4.0. « Nous voulons faire passer le message qu’ils vont reprendre le pouvoir sur la donnée, poursuit le DSI. Nous allons leur déléguer certaines tâches pour qu’ils ne soient plus obligés de passer par la DSI pour accéder aux données. Cette plateforme est la leur et nous les aidons à en faire ce qu’ils veulent ». La réussite du projet ouvre désormais la porte à d’autres portages sur SAP Hana. Des réflexions sont d’ores et déjà amorcées autour de l’ERP.

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