Selon le Baromètre du Numérique 2021 de l’Arcep, 66 % des Français utilisent leur ordinateur quotidiennement, et 73 % leur smartphone. La majorité du pays est donc connectée chaque jour.
Les bonnes pratiques de numérique responsable à mettre en place en entreprise
Marie-Laure Codaccioni, directrice d’unité adjointe et Eva Viana, Consultante, chez mc2i partagent leur expertise sur le sujet.
Afin de maîtriser l’impact environnemental de notre consommation numérique, le gouvernement a publié le 29 juillet 2022 un décret obligeant certains acteurs publics à élaborer une stratégie numérique responsable.
Cette publication traduit bien une volonté forte de redoubler d’efforts pour atteindre l’objectif de limiter la hausse de la température moyenne à 2 °C par rapport au début des années 1900 mais ne doit pas nous conduire à négliger l’impact des pratiques numériques des acteurs du secteur privé.
Nous vous livrons ici quelques informations et bonnes pratiques de numérique responsable simples à mettre en place qui vous permettront de diminuer l’empreinte environnementale, sociétale, politique et économique de vos activités numériques et d’apporter votre contribution à l’effort collectif.
Je suis salarié
Que l’on travaille au bureau ou non, il est possible d’adopter de nombreux gestes simples pour rendre nos pratiques numériques plus responsables.
La première étape est de limiter au maximum notre recours aux appareils. La généralisation du travail à distance a entraîné une importante hausse de la demande pour l’équipement informatique et le matériel ergonomique. Rappelons-nous que, de même que dans la vie personnelle, les achats d’occasion sont à favoriser. Si un achat neuf s’impose, nous pouvons nous orienter vers un matériel labellisé EPEAT, TCO ou Energy Star, qui garantissent une basse consommation énergétique.
La deuxième étape vers un numérique plus responsable en tant que salarié est de préserver le matériel utilisé pour en allonger l’espérance de vie au maximum. Pour cela, rien de plus simple : nous devons prendre autant soin de nos appareils professionnels ainsi que de nos appareils personnels.
Laisser une multiprise branchée ou un ordinateur en veille lorsqu’on est absent, c’est consommer de l’énergie pour rien et accélérer l’usure de l’équipement. En plus d’éteindre et débrancher le matériel à la fin de la journée, nous pouvons utiliser la fonctionnalité d’économie d’énergie pour diminuer notre consommation énergétique et augmenter la durée de vie des batteries.
D’autres pratiques consistent à limiter le visionnage de vidéos en haute définition, ou bien tout simplement utiliser un thème sombre sur son matériel, une option de plus en plus proposée par les fabricants.
En respectant ces gestes, jusqu’à 25 % de la consommation électrique du matériel pourrait être économisée (source : Institut du Numérique Responsable).

La troisième étape pour un numérique responsable est d’optimiser la fin de vie du matériel : à l’issue de son utilisation, nous pouvons le revendre d’occasion, le reconditionner ou l’apporter à un point de collecte spécialisé, qui pourra le recycler correctement.
Au bureau, il est également possible d’agir sur nos pratiques d’impression. 75 kg de papier par collaborateur sortent chaque année des imprimantes dans les entreprises, soit l’équivalent du volume de deux arbres. Lorsque nous le pouvons, limitons nos impressions au strict minimum : de même que pour les appareils numériques, éviter dans un premier temps d’imprimer reste la solution à favoriser.
Quand l’impression est nécessaire, que le document est inconfortable à lire à l’écran et qu’il sera utilisé plusieurs fois, préférons l’emploi de papier recyclé, dont la fabrication consomme 60% d’eau et d’énergie en moins que celle du papier neuf. De plus, il est très facile de paramétrer ses impressions en recto-verso pour consommer deux fois moins de papier par rapport à une impression en recto pour un même document.
Je suis membre de la direction
En plus de tous les gestes précédemment cités, il est nécessaire que les membres de la direction soient engagés dans la démarche pour impulser la mise en place d’une politique de numérique responsable dans l’entreprise.

Le lancement d’un projet de numérique responsable a de nombreux avantages pour l’entreprise : meilleure image de marque, augmentation de la qualité de vie au travail et donc de l’efficacité des collaborateurs, économies… Comme tout projet, le numérique responsable est un changement à conduire. La désignation d’un membre de la direction comme sponsor du projet est une étape cruciale.
Au vu des enjeux du numérique responsable, il est important de prendre ce rôle au sérieux et d’être moteur dans le projet. L’une des premières étapes pour cela est de commanditer un audit sur les pratiques numériques de l’entreprise pour analyser l’actuel et planifier le futur. A l’issue de cette étape, et tout au long du projet, le rôle principal d’un membre de la direction est de le soutenir jusqu’à son aboutissement.
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