Dans cette période d’expérimentations massives, certaines entreprises ne se contentent pas d’ajouter l’IA à leurs pratiques habituelles. Elles l’utilisent pour résoudre des problèmes qui étaient déjà présents. Et elles obtiennent des résultats non pas parce qu’elles ont adopté l’IA, mais parce qu’elles ont compris pourquoi elles le faisaient.
L’IA n’est pas une stratégie, elle est au service de VOTRE stratégie. Alors posez-vous donc les bonnes questions !
Steve Osler, CEO de Wildix partage son analyse du sujet.
En quoi cette vague IA est différente
Lors des précédentes révolutions technologiques, de l’essor d’Internet à l’avènement du cloud, les grandes entreprises avaient l’avantage : elles disposaient du capital, de l’infrastructure et des équipes IT pour adopter tôt, expérimenter largement et monter en puissance rapidement. Cette fois, la courbe IA est différente. L’IA est la première grande vague où la taille peut réellement être un handicap. L’IA inverse la dynamique de pouvoir traditionnelle dans la communication d’entreprise. Pour la première fois, les PME peuvent accéder à des capacités dignes des grandes entreprises, sans leurs lourdeurs. Avec des modèles et outils prêts à l’emploi, et des API ouvertes qui facilitent l’intégration, la course à l’IA est menée non pas uniquement par ceux qui ont les plus gros moyens, mais surtout par ceux qui sont rapides et dont les objectifs sont clairs. Si les grandes entreprises ont encore l’avantage de la taille, elles ne détiennent plus le monopole de la puissance.

Une IA agentique qui pense et agit vraiment
Les solutions IA bien utilisées se comportent comme de véritables coéquipiers numériques autonomes ; non par effet de mode, mais pour résoudre les bons problèmes, dans les mains des bons clients. Par exemple, dans la santé, certaines IA permettent de lisser les trois pics quotidiens de demande de rendez-vous. Elles gèrent les réservations et les demandes courantes 24h/24, libérant ainsi le personnel qui peut prendre du temps pour se concentrer sur les cas critiques. Il s’agit donc d’une automatisation qui soutient l’humain, et non pas qui le remplace.
Cette approche étant très personnalisée, chaque client doit identifier les points de tension opérationnels, puis concevoir des systèmes qui résolvent précisément ces problèmes. En fait, le souci, ce n’est pas que les dirigeants attendent trop de l’IA, c’est qu’ils attendent les mauvaises choses : de la rapidité, au lieu d’opérations plus intelligentes. Les marques qui progressent sont celles qui utilisent l’IA pour faire plus, non pour éliminer les humains, mais pour les augmenter. C’est là que réside la vraie croissance.
Un cadre d’adoption plus intelligent
Pour passer de l’excitation vague à la mise en œuvre stratégique, les entreprises ont besoin d’un meilleur cadre, qui commence par de bonnes questions : Quelle tâche ou problème spécifique voulons-nous résoudre ? Quelles données avons-nous déjà ? Quel résultat pouvons-nous mesurer ? À quel endroit l’humain doit-il rester dans la boucle ? Commencez par les solutions les plus accessibles. Des cas d’usage simples qui prouvent rapidement le retour sur investissement, puis élargissez.
Pour certains clients, cela signifie utiliser un widget pour transformer un site web en assistant FAQ fonctionnel. Pour d’autres, il s’agit d’une automatisation complète de la planification et du triage. Vous n’avez pas besoin de tout résoudre d’un coup. Mais il faut démarrer avec quelque chose de réel. Si l’IA ne démontre pas de ROI, elle n’est pas prête.
Après la recherche Google, les portails IA et la pertinence des marques
À mesure que le comportement des clients glisse des moteurs de recherche vers les interfaces IA, les marques font face à un nouveau défi : comment rester visibles lorsque les utilisateurs cessent de “Googliser” et commencent à interroger ChatGPT ? Nous entrons dans un monde où l’IA devient le premier point de contact. Cela signifie que les marques doivent construire dès aujourd’hui des portails clients compatibles IA, sous peine de perdre toute relation directe. Le plus grand enjeu est de garder la maîtrise de cette relation.
Les marques ne veulent pas qu’OpenAI soit propriétaire de cette interaction. Les entreprises ont donc tout intérêt à investir dans des portails qui offrent un support rapide, piloté par l’IA, tout en conservant le client dans leur propre écosystème.
L’IA oui mais pour quoi faire ?
On en revient au thème central : pas de l’IA pour l’IA, mais une IA comme infrastructure. Pas une automatisation pour réduire l’activité, mais pour étendre les capacités de l’entreprise.Les outils IA vont continuer à progresser. La vraie question est : la réflexion de votre organisation progressera-t-elle aussi ? Ne vous demandez pas ce que vous pouvez automatiser.
Demandez-vous ce que vous pouvez rendre possible grâce à cela. Les entreprises gagnantes ne seront pas celles qui ont foncé les premières, mais celles qui ont pris le temps de poser de meilleures questions et ont fait de l’IA un outil réellement utile. Tout commence par la capacité à formuler clairement le problème à résoudre.
Dans de nombreux secteurs, les équipes dirigeantes se précipitent souvent pour adopter l’IA avec une urgence qui paraît plus réactive que réellement basée sur la raison et la conviction. Mais le vrai risque, ce n’est pas une mauvaise IA. C’est une pensée paresseuse. Si vous ne pouvez pas expliquer quel problème vous cherchez à résoudre, aucun outil ne pourra vous sauver. Vous obtiendrez des résultats non pas parce que vous avez adopté l’IA, mais parce que vous avez compris pourquoi vous l’utilisez. Alors, posez-vous les bonnes questions !
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