Une augmentation soudaine du trafic en ligne telle que celle qu'ont connue de nombreuses entreprises au cours des derniers mois, nécessite une surveillance étroite et une compréhension précise du parcours client. Renaud Boutet, VP Produit of Management chez Datadog nous livre son retour d’expérience.
Prendre une approche de bout en bout pour comprendre l’expérience client
De nos jours, les pages web n’ont jamais été aussi complexes car elles se composent de diverses images, polices d’écriture, feuilles de style (CSS), iframes, et plus encore. Il est facile d’oublier sur combien de scripts et d’appels serveur repose un site web, et encore plus courant de se retrouver au milieu d’un effet papillon dans lequel une toute petite modification du système a un effet à long terme sur les performances globales des pages et des applications.
Il n’y a pas de seconde chance pour faire une bonne impression !
Pour comprendre comment une application fonctionne vraiment les entreprises doivent se mettre à la place de leurs clients : que voit et ressent réellement un utilisateur de votre site web ? Que se passe-t-il si des changements sont apportés côté serveur ? Le bouton « Acheter » sort-il soudainement du champ de vision ? Tout fonctionne-t-il comme il se doit ?
Trop souvent, cela implique de tester manuellement le bon fonctionnement de chaque fonctionnalité de chaque application, en se concentrant sur les fonctionnalités les plus critiques et en espérant que les utilisateurs ne rencontrent pas de problèmes qui seraient passés entre les mailles du filet.
Mais ce processus est à la fois pénible et long. C’est pourquoi, le monitoring permanent des pages web ou des applications mobiles est crucial, d’autant plus en période d’augmentation de trafic ou avec l’arrivée de nouveaux groupes cibles, tel qu’en ces temps de pandémie. Ce qui a toujours été vrai perdure : « il n’y a pas de seconde chance pour faire bonne impression ! ». Sans compter que les clients sont de moins en moins tolérants à l’égard des offres en ligne qui fonctionnent mal ou pas du tout.
Automatisation des tests de navigateur
Vérifier manuellement si tout fonctionne comme attendu permet de valider une partie de l’expérience utilisateur. Les outils de Synthetic Monitoring, autrement appelés outils d’automatisation de test, ou de tests de bout en bout ou encore de supervision synthétique, permettent d’automatiser une grande partie de ces tests manuels. Ils permettent ainsi non seulement de vérifier automatiquement la disponibilité et le bon fonctionnement du site web en testant le site en production en permanence, mais aussi de garantir que la logique métier, et les actions que feront les utilisateurs, telles que créer un nouveau compte ou ajouter des articles dans un panier, fonctionnent parfaitement.
Des solutions d’automatisation de test ont depuis longtemps réduit le travail manuel nécessaire pour vérifier les nouvelles fonctionnalités et les fonctions clés. Mais ces solutions n’étaient pas une panacée, et la gestion de ces systèmes d’automatisation de test pouvait être très chronophage : création des environnements de test et des jeux de données, mise en place d’une infrastructure dédiée, code de chaque scénario de test… Sans compter la maintenance des tests qui « cassent » à chaque modification, même minime, de l’interface utilisateur.

Renaud Boutet
En revanche, la dernière génération d’outils d’automatisation de tests de bout en bout est à la fois plus rapide à mettre en place et peut être utilisée par une plus grande partie de l’équipe. N’importe quel membre d’une équipe en charge du site web ou d’une application peut enregistrer et automatiser en quelques minutes des tests de navigateur en incluant des parcours utilisateurs et des vérifications avancées. Le « testeur » ouvre le site web ou l’application correspondante via l’outil de test et lance l’enregistrement. Alors qu’il interagit avec le site web ou l’application, la solution enregistre automatiquement toutes les actions en une série d’étapes, qui peuvent ensuite être éditées ou dont on peut changer l’ordre. Des assertions peuvent également être ajoutées pour savoir par exemple si un utilisateur voit bien un message de bienvenue lorsqu’il se connecte.
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