Après deux ans de télétravail, encouragé par la pandémie, les entreprises rappellent leurs collaborateurs, pour constater que plusieurs ne souhaitent plus retourner au bureau à temps plein. Qu'on le veuille ou non, « l'Everywhere Workplace » est plus qu’une tendance, il bouleverse le modèle de l’entreprise traditionnelle.
Top 5 du bouleversement de l’organisation du travail
Sal Viveros, Head of Global Corporate Communication chez Ivanti a accepté de partager son expertise sur le sujet en 5 points clés.
1. Les collaborateurs veulent choisir leur lieu de travail
De nombreuses entreprises sont en concurrence afin de pourvoir les postes vacants. A cette difficulté s’ajoute celle des exigences des candidats : ils veulent pouvoir choisir où et quand travailler. La « grande démission », très présente aux Etats-Unis, a prouvé que les employés n’hésitent plus aujourd’hui à démissionner, si l’entreprise ne répond pas à leurs attentes ou à leurs valeurs. L’Everywhere Workplace implique qu’ils travaillent pour n’importe quelle organisation, n’importe où, sans être limité géographiquement. Ceci leur ouvre un monde d’opportunités infinies.
Aujourd’hui, pour choisir un emploi, les candidats ne tiennent plus seulement compte de la rémunération et des avantages. Le rapport Everywhere Workplace Report montre que 71 % préféreraient travailler à distance plutôt qu’obtenir une promotion. De plus, 24 % des personnes interrogées affirment qu’elles démissionneraient si leur employeur imposait un retour au bureau à plein temps, et 13 % seulement des professionnels disent qu’ils aimeraient travailler en permanence au bureau. Les personnes interrogées disent que les trois principaux avantages du télétravail sont : le gain de temps dû à la réduction des trajets vers le bureau (48 %), un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle (43 %) et un emploi du temps plus flexible (43 %). La main-d’œuvre intellectuelle veut pouvoir choisir un mode de travail hybride, et est prête à démissionner si on ne lui offre pas cette possibilité.
2. La journée 9h-17h est en voie d’extinction aux Etats-Unis
La vieille croyance que tout le monde doit être au même endroit en même temps pour être productif a été bouleversée ! Le temps du modèle de travail 9 h 00-17 h 00, du lundi au vendredi au bureau est terminé. Aujourd’hui, si les entreprises veulent attirer et retenir les meilleurs talents, elles doivent permettre à leurs collaborateurs de choisir leurs horaires en toute autonomie.
Le paysage actuel exige un changement pour se concentrer sur le travail lui-même, et non sur le moment et l’endroit où il est effectué. Les employés veulent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Et certaines entreprises adoptent ce changement en expérimentant des horaires de travail flexibles et des semaines de quatre jours. La possibilité de mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée peut selon certaines observations favoriser une augmentation de la productivité. L’enquête Gartner 2021 sur l’expérience numérique des collaborateurs (DEX) montre que 43 % des personnes interrogées pensent que les horaires de travail flexibles leur ont fait gagner en productivité. En somme, lorsque l’entreprise se concentre sur les résultats et les réalisations plutôt que sur le nombre d’heures travaillés, elle peut créer un environnement qui améliore la productivité et l’efficacité, ainsi que la satisfaction.

3. La communication, la collaboration et la culture sont des priorités
Dans l’Everywhere Workplace, il n’y a ni fontaine à eau, ni salle de pause où les collaborateurs peuvent avoir ces conversations quotidiennes, indispensables à la culture d’une entreprise. Il est donc de plus en plus nécessaire d’examiner comment les entreprises communiquent et facilitent la collaboration pour assurer l’engagement continu des collaborateurs et créer du lien.
Il est trop facile pour les entreprises de créer des silos dans un environnement de travail hybride. Le networking et le travail en équipe doivent aller bien au-delà de la prochaine réunion par e-mail ou visioconférence. La direction doit être proactive concernant l’implication des collaborateurs et le développement d’une culture positive. Il est impératif de créer ces interactions sociales, qui font du travail autre chose que les délais et le suivi des résultats des projets. Cela nécessite également que les RH oublient les processus, la culture du “présentéisme” et la paperasserie pour se concentrer sur les personnes et l’importance de créer un environnement de travail attachant.
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