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Le Big Data pour toutes les entreprises ?

Data - Par Sabine Terrey - Publié le 14 novembre 2013
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Peut-on envisager le Big Data pour toutes les entreprises ? Quels usages peut-on faire de toutes ces données ? Quelles sont les étapes clés ? Autant de questions et d’interrogations qui émergent au sein des entreprises.

Le Big Data pour toutes les entreprises ?

Bruno Labidoire, Directeur Technique Europe du Sud, chez Informatica a accepté de nous donner sa vision sur le sujet.

Le Big Data peut être envisagé pour toutes les entreprises si tant est que le volume de ces données soit conséquent. Dans le Big Data, on trouve toutes les informations que possède et génère l’entreprise mais aussi tout ce qui est récupéré sur les réseaux sociaux… Et l’Internet des Objets peut également apporter des volumes importants. « Le Big Data concerne toutes les entreprises qui ont un focus sur l’économie et la donnée numérique » souligne Bruno Labidoire. A partir de ce constat, des PME peuvent avoir un véritable bénéfice à mettre en place une approche Big Data.

L’usage de ces données…

Changement de paradigme !  Quand on parle Big Data, on se focalise d’abord sur la collecte d’informations, ensuite on étudie l’usage exact que l’on va en faire, d’où une modification assez radicale d’approche. En effet, jusqu’ici, l’entreprise se basait sur la notion de décisionnel consistant à connaître exactement les indicateurs souhaités, ensuite, elle se posait la question : où prendre les données ? Avec le Big Data, on collecte les informations puis on descend dans le détail…

D’autres interrogations apparaissent dorénavant, quelles sont les sources de données à disposition, internes, externes, sur Internet ? Quel socle d’information peut-on constituer  (clients, produits…) ? L’étude détaillée et le choix d’indicateurs viennent plus tard.

Les étapes d’un projet Big Data

–    Identifier la plate-forme utilisée reste la première étape. Le Big Data est un terme générique ! Il faut bien cerner les différentes familles de technologies qui existent, car certaines peuvent répondre plus moins bien au type de projets mis en place…

–    Identifier toutes les sources de données potentielles et vérifier la conformité avec les différentes directives légales (vie privée …).

–    Collecter les informations elles-mêmes. Informatica assure à ce stade l’accès et l’intégration des données collectées à partir de systèmes différents. « La source des données est variable, la plate-forme technologique en face doit faciliter l’intégration des données vers une cible unique Big Data » précise Bruno Labidoire.

–    Sécuriser l’accès à toutes ces données. « Le gisement de ces données est riche, il faut donc s’assurer que les personnes y accèdent avec le bon niveau de détails et de sécurité » : être capable d’avoir des profils utilisateurs (métiers, administrateurs …) pour pouvoir définir précisément les prérogatives dans l’exploitation de ces données. La complexité et la richesse d’information peuvent créer un risque dans la diffusion… Les entreprises sont conscientes du fait qu’elles doivent mettre en place de nouveaux systèmes de sécurité. Précédemment, elles géraient des bases de données internes à travers des applications bien maîtrisées, mais aujourd’hui, l’accès à ce gisement de données est vaste. L’ouverture est plus large, interne et externe, d’où la nécessité de passerelles de sécurité adaptées et des accès à travers des outils de reporting. La couche de sécurité va créer des profils utilisateurs et différents niveaux d’accréditation pour toutes les informations.

–    Enfin, dernière étape, travailler avec les métiers (marketing, ventes, finances…) pour créer une valeur finale à toutes ces données. « Il faut agréger et consolider ces données pour en tirer une valeur et servir le business » commente Bruno Labidoire.

Le principal apport du Big Data est la flexibilité, on peut aujourd’hui mettre dans les mains des utilisateurs métier, une approche leur permettant d’être créatifs, réactifs et de s’adapter au fil de l’évolution du marché. L’ancienne logique se brise et est remplacée par une logique flexible où l’information est déjà là, il suffit de l’agréger et la consolider pour des résultats positifs.

Les entreprises françaises sont passées de l’étape ‘Collecte de renseignements, d’informations’ il y a deux ans, à l’étape ‘Mise en place de plates-formes’ depuis 6 mois, parmi les entreprises les plus avancées (télécoms, banque, finance..) et se retrouvent aujourd’hui dans la phase ‘Identification des sources et collecte de l’information’. « D’ici 6 mois, certains constitueront leur gisement Big Data et commenceront à travailler sur l’aspect fonctionnel et métier ». Valeur pour l’entreprise certes, mais aussi possibilité de monétiser tout ou partie de l’information.

L’Internet des Objets

Les objets sont connectés et sont générateurs d’informations complémentaires (voitures connectées disposant de capteurs générant de nouvelles demandes). Ces nouveaux volumes de données amplifient le phénomène Big Data. Les entreprises doivent prévoir une architecture ‘scalable’ susceptible d’agréger en amont un certain nombre d’informations. « La philosophie Informatica avec Vibe, consiste à dire que toute technologie peut être déployée en central, départemental, ou niveau intermédiaire d’équipements de communication pour agréger la données et limiter les volumes » ajoute Bruno Labidoire.

Comme l’Internet des Objets va augmenter les volumes du Big Data et amplifier le phénomène connu au travers des réseaux sociaux, il faut prévoir de s’équiper de technologies permettant de gérer finement les niveaux de détail et les modes agrégés souhaités.

Alors, un tout dernier conseil avant de se lancer dans l’aventure ! « Les entreprises doivent bien penser et réfléchir à leur architecture ». Cette notion d’architecture, de flux et d’intégration de données est essentiel avant la phase collecte…

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Data - Par Sabine Terrey - Publié le 14 novembre 2013