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Le cloud, du « pain béni » pour Riverbed

Cloud - Par Guillaume Rameaux - Publié le 07 mars 2011
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La société californienne créée en 2002 a sorti son premier produit d’accélération réseau en 2004. En quelques années, elle a conquis 9 200 clients dans le monde et s’est imposée en 2010 comme leader dans le carré Gartner sur les contrôleurs d’optimisation du WAN.

Cette même année a été clôturée avec un chiffre d’affaires de 552 millions de dollars. À mesure que les technologies de cloud computing prennent de plus en plus de place dans les entreprises, les infrastructures réseaux ont besoins d’être de plus en plus performantes pour garantir la disponibilité des applications. Avec ses outils d’optimisation, Riverbed peut tirer son épingle du jeu. Philippe Elie, Responsable des ventes pour l’Europe du Sud, décrit comment une paire de boîtiers peut réduire de 80 % la quantité de données qui transitent sur le réseau.

Le cloud, du « pain béni » pour Riverbed

En quoi les technologies Riverbed peuvent-elles être utiles au cloud computing ?

Consolider consiste à centraliser dans un endroit distant de plusieurs milliers de kilomètres des données initialement proches. Dans ce cas de figure, le réseau risque de se transformer en goulot d’étranglement. Le cloud computing n’est pas encore adopté partout mais il génère un intérêt phénoménal. Tout le monde se pose la question. C’est du pain béni pour Riverbed. Il faut des infrastructures réseaux et des outils pour permettre aux hébergeurs de fournir ces services aux utilisateurs finaux, gérer la facturation et le provisionning. Et l’accélération WAN est notre secteur d’activité.

Vous avez réalisé une étude auprès de 300 CIO européens. Quels enseignements en tirez-vous ?

Cette étude cherche à cerner les priorités des CIO. Et la première est la consolidation, avant tout pour des raisons financières. IDC a analysé le retour sur investissement d’une quinzaine de clients Riverbed. La consolidation, la baisse des coûts en bande passante et la hausse de la productivité engendrent un ROI moyen de 7 mois.

Ensuite, selon l’étude, viennent les problématiques de Disaster Recovery. C’est un domaine qui nous intéresse aussi car un site de backup doit se connecter au site central pour synchroniser les données. L’entreprise CDiscount par exemple, avait un problème de désynchronisation de 30 minutes entre les deux sites. En cas de panne, 30 minutes de transactions financières perdues aurait été catastrophique. Avec deux boîtiers Riverbed, la synchronisation se fait désormais en temps réel, sans toucher aux lignes.

Comment fonctionnent vos outils d’accélération ?

Nous partons d’une constatation très simple. Il y a une redondance de 80 % dans les données qui transitent sur un réseau. Notre technologie travaille au niveau TCP/IP pour essayer en permanence d’identifier et indexer des séquences d’octets qui se répètent. Prenons l’exemple d’un logo. Vous le transférer une première fois, dans la signature d’un mail par exemple. Ensuite, s’il passe une deuxième fois dans l’en-tête d’un document, le boîtier Riverbed va reconnaître les octets qui composent l’image du logo. Plutôt que d’envoyer le logo, il enverra un pointeur au boîtier de l’autre côté du réseau. Celui-ci aura une sorte de dictionnaire qui lui permettra de recréer le logo localement. On supprime ainsi 80% de la volumétrie et tout ce qui transite entre les deux boîtiers est accéléré.

Qu’ajoute l’offre Cascade à cette optimisation ?

Il s’agit d’analyse et de collecte d’informations. Dans le cas d’un problème de performances, Cascade réalise une sorte d’audit pour savoir d’où il vient, quelle application en souffre le plus ou entre quels sites se trouve le problème. On peut surveiller le fonctionnement des applications. Cette gamme de produits permet de réagir très rapidement. En moyenne, le MTTR (Mean Time To Recovery) passe de 12h à 2h.

Que vous a apporté le rachat de Cace Technologies l’année dernière ?

L’acquisition de cette société nous a permis d’ajouter à Cascade des fonctions de « deep packet inspection ». C’est-à-dire qu’on sait analyser en allant dans le détail de l’application, du port ou de l’utilisateur concerné. En termes de téléphonie sur IP, il est désormais possible de mesurer la qualité de la voix.

Peut-on accéder à cette accélération en mode cloud ?

Tout ce qui a été dit avant, s’applique également dans le cloud. On reprend les mêmes algorithmes mais on leur adjoint des mécanismes de provisionning qui vont permettre aux hébergeurs d’activer et délivrer à distance le service accéléré auprès des clients finaux. C’est notre offre Cloud Steelhead.

WhiteWater est au catalogue depuis décembre. Quelle est son principe ?

WhiteWater est l’un de nos très gros enjeux pour 2012 en ce qui concerne le cloud. Il s’agit de rendre le même service mais pour le stockage. Toutes les entreprises doivent gérer un besoin croissant en stockage. Certaines vont donc en confier la gestion à un hébergeur. On parle alors de Téraoctets de transferts qui nécessitent un cloud performant. WhiteWater est un boîtier que le client installe sur son site central à côté de ses baies de stockage et qui va communiquer à travers le cloud avec un hébergeur. Il va envoyer vers l’hébergeur des données optimisées dont la volumétrie est divisée par 20 à 30. Les premiers projets devraient être signés en 2011 mais nous attendons les plus importants pour 2012.

Plus d’informations : Riverbed

À lire également sur iTPro.fr : Riverbed enrichit sa solution Cascade grâce au rachat de Cace Technologies

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