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Regard neuf sur VMware vSphere 5

Cloud - Par Don Jones - Publié le 29 juin 2012
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Les récentes modifications de la politique de licences de VMware vSphere 5 ont donné lieu à beaucoup de conversations.

Regard neuf sur VMware vSphere 5

VMware a beau clamer que moins de 2 pour cent de ses clients seront pénalisés par les nouvelles conditions, l’étendue du buzz suggère un impact nettement plus étendu.

Les nouvelles licences ciblent les sockets processeur et la mémoire virtuelle allouée. Dans ce contexte, le minimum pour les clients est d’examiner attentivement leur situation. La possibilité de mettre en pool les limites de mémoire sur différents hôtes exécutant la même édition de vSphere complique encore le problème. En effet, les clients doivent envisager l’aspect de l’allocation de mémoire d’une manière totalement inédite et des aspects tels que la surallocation de mémoire (memory overcommit) entrent aussi en jeu. Par conséquent, les entreprises souhaitant évoluer vers vSphere 5 doivent faire soigneusement le tour de la question avant de franchir le pas.

Il est également temps de reconsidérer complètement votre infrastructure virtuelle. Avec des licences nettement moins chères, Microsoft Hyper-V peut devenir soudainement nettement plus attrayant. Ainsi, un de mes clients a toujours considéré que vSphere surclassait Hyper-V. Pourtant, les nouvelles licences changent la donne et Hyper-V devrait être moins cher pour son entreprise, même s’il faut un nombre d’hôtes nettement plus important pour combler l’écart sur le plan des performances.

Il admet aussi qu’il n’a jamais testé les performances d’Hyper-V dans son environnement d’entreprise, de sorte que les économies pourraient être encore plus substantielles. Hyper-V lui procure toutes les fonctionnalités de gestion dont il estime avoir besoin. Par conséquent, il va reconsidérer toute les données et examiner attentivement la question des performances et la question financière.

Même si vous n’avez ni l’envie, ni l’intention de changer de fournisseur de solutions de virtualisation, il n’est pas inutile d’examiner les données chiffrées. Microsoft peut-il vous faire économiser beaucoup d’argent ? Citrix sera-t-il nettement plus intéressant ? Si tel est le cas, des estimations chiffrées peuvent vous donner des leviers de négociation avec VMware et, peut-être, inciter ce dernier à faire une offre plus compétitive. Examinez attentivement les fonctionnalités que vous utilisez, notamment celles non proposées par la concurrence. Evaluez la valeur financière qu’elles représentent, puis voyez si la tarification VMware conserve tout son attrait pour votre structure.

Un système monofournisseur

Un autre de mes clients est confronté à ce que j’appelle le « problème de l’homogénéité ». Il est fidèle à VMware depuis très longtemps. Son infrastructure de bureaux virtuels ou VDI (Virtual Desktop Infrastructure) en particulier s’appuie sur des capacités et fonctionnalités plus ou moins spécifiques à VMware, de sorte que le passage à une autre plate-forme n’est pas envisageable, même pour des raisons de prix. Toutefois, en examinant sa virtualisation de serveurs, l’entreprise a réalisé que sur le plan des fonctionnalités, elle pourrait aisément migrer vers Windows, voire Xen, et économiser des sommes substantielles sur les licences sans renoncer à des fonctionnalités critiques.

Des décisions avisées

En aucun cas, mon papier vise à dénigrer VMware. Le fait est que nous devrions être plus nombreux à garder un œil sur l’aspect financier de nos centres de données, même lorsqu’il s’agit d’autres fournisseurs et encore plus lorsque se profile une dépense liée à des mises à niveau ou à de nouvelles conditions de licence. Outre les décisions techniques, les décisions financières intelligentes font partie intégrante du rôle de décideur informatique. Un des avantages de la compétition existant dans le domaine informatique est qu’elle permet de conserver la maîtrise des prix. Evidemment, cela demeure vrai uniquement si, en tant que clients, nous suivons de prêt cette question.

Parfois, le fait d’avoir des arguments financiers en tête peut s’avérer utile pour obtenir une approbation loin d’être acquise. Si vous pouvez économiser quelques milliers d’euros sur les licences de virtualisation, ces sommes pourront être réaffectées à d’autres projets informatiques, à l’intégration de nouvelles compétences via des plans de formation, etc.

Bien trop souvent, je vois des informaticiens de première ligne « totalement conquis » devenir des chantres d’un produit ou fournisseur particulier. Nous apprécions les produits que nous avons et nous voulons les garder. La mode du moment, bien souvent alimentée par les éditeurs même si cela ne saute pas forcément aux yeux, peut nous amener à croire des choses inexactes sur les possibilités des produits. Tenez-vous en à des faits avérés, à des évaluations chiffrées dignes de foi et à vos propres tests afin de prendre les bonnes décisions pour votre entreprise.

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Cloud - Par Don Jones - Publié le 29 juin 2012

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