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Dossier Virtualisation : Azure va-t-il devenir la cinquième grande plate-forme de Microsoft ?

Cloud - Par Mary Jo Foley - Publié le 23 septembre 2010
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Microsoft est une société adossée sur un certain nombre de plates-formes. Elle a transformé les plates-formes client Windows, Windows Server, Windows Mobile et Xbox en pôles de développement sur lesquels se sont greffés d’autres éditeurs de logiciels et fabricants de matériels.

Le « cloud » ou informatique par Internet constitue la cinquième plate-forme ciblée par Microsoft. Dès le départ, l’éditeur a fait de l’environnement pour développeurs un des quatre piliers de son OS Azure.

Tout comme pour Windows et les jeux, l’environnement de développement Azure dispose des éléments classiques, à savoir un modèle de programmation, des architectures de services, des environnements de langage et des SDK.

A tout cela s’ajoutent quelques éléments spécifiques au cloud, à savoir un environnement de simulation de bureau et une passerelle de services Web vers le cloud. « Azure est une plate-forme ». C’est ce que m’a confié récemment Todd Proebstring, directeur de la stratégie technique pour Azure. « Les plates-formes sont ce qui permet l’existence d’applications non prévisibles.

Et Azure est notre plate-forme pour le développement d’applications Web. » A ce jour, les Microsoftiens ont seulement déclaré que l’environnement de développement Azure vise à permettre aux développeurs sous Windows et .NET d’employer des outils personnalisés, comme Visual Studio, pour créer des applications résidant sur le cloud.

Mais cette vision est trop simplificatrice. John Rymer, analyste du cabinet Forrester Research, a noté qu’après l’introduction d’Azure, Microsoft devait s’attendre à beaucoup de travail de formation et de pédagogie avant de convaincre les développeurs. « Les responsables du développement d’applications doivent voir en Azure une plate-forme radicalement nouvelle plutôt qu’une évolution des plates-formes actuelles. De même, ils ne doivent pas considérer la plate-forme de services Azure comme une alternative pour réhéberger les applications .NET existantes », a écrit Rymer dans une note de recherche.

Toujours selon lui, « Azure n’en est qu’à ses débuts (et est disponible uniquement en prébêta). La première année, il sera donc uniquement adapté au développement et à l’expérimentation des compétences. Les équipes qui ont des besoins immédiats d’offres de ‘plate-forme en tant que service’ (PaaS) trouveront des solutions plus pragmatiques pour les applications Windows auprès d’Amazon Web Services et d’autres hébergeurs, ou encore auprès de fournisseurs non-Windows comme Salesforce.com. »

A la différence d’Amazon, de Salesforce et de Google, Microsoft mise sur le fait que les développeurs ne veulent pas uniquement un lieu d’hébergement de leurs applications. Redmond table sur la possibilité d’offrir également aux développeurs les briques logicielles qu’ils souhaiteront et pourront incorporer dans leurs applications. Cette approche correspond à la politique « acheter et incorporer dans notre pile » qui a fait le succès de l’éditeur par le passé.

La pile dans l’espace du cloud est la couche Live Services d’Azure. « Nous nous sommes interrogés sur le premier ensemble de services que souhaiteraient les développeurs », a expliqué John Shewchuk, Microsoft technical fellow. La réponse est l’identité, le workflow, les technologies relationnelles et un bus de services. C’est ainsi qu’est née « Zurich », une plate-forme pour le cloud servant de fondation à la construction d’applications par les développeurs indépendants.

L’idée de Microsoft est d’amener les développeurs à employer ces éléments pour la création de nouvelles applications Web hébergées dans ses centres de données Azure et d’inclure ces composants afin d’étendre les applications existantes. Je continue d’entendre de nombreux développeurs dire qu’ils ne sont pas intéressés par le cloud. Selon eux, trop de problèmes de confidentialité, de sécurité et de fiabilité demeurent. Les pressions économiques mises à part, nombre d’entre eux semblent croire qu’ils peuvent continuer d’écrire pour Windows et pour le cloud.

Alors que l’architecte logiciel en chef Ray Ozzie réoriente à toute vitesse les équipes vers l’univers des services, je pense que les développeurs qui choisissent d’ignorer la vision mise en place par Microsoft avec Azure le font à leurs risques et périls. Avez-vous déjà mis Azure à l’épreuve ? Si c’est le cas, quels aspects vous ont séduits et quels aspects vous préoccupent ?

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