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BI, infrastructure et développements : des mariages inévitables

Data - Par Loïc Duval - Publié le 29 août 2011
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Appliquer la BI à la gestion de l'infrastructure ou des développements s'avère particulièrement simple et peu coûteux à mettre en œuvre. Tout du moins sur la plateforme Microsoft. Car tous les serveurs partagent un même socle, SQL Server, dont la BI a su s'imposer dans toutes les entreprises.

Ce dossier est issu de notre publication IT Pro Magazine (10/09). Pour consulter les schémas et illustrations associés, rendez-vous dans le club abonnés.


Pourquoi intégrer le décisionnel au cœur des DSI? Parce que tout comme les départements opérationnels, une DSI doit satisfaire ses clients et donc s’assurer de la qualité de ses services et de l’efficacité de ses processus de déploiement, de développement, de contrôle de la sécurité, de gestion des pannes. Que ce soit dans l’affectation des ressources, dans la gestion des compétences, dans la surveillance des applications et infrastructures critiques, la DSI ne peut plus se passer de la lisibilité et de la visibilité apportées par les outils BI.

Et pour y arriver, la DSI peut s’appuyer sur les mêmes outils que ceux déjà mis en œuvre par les autres départements financiers et opérationnels de l’Entreprise, à l’instar de ceux délivrés par SQL Server 2008 pour analyser les données, publier des rapports, générer des alertes ou suivre des indicateurs clés. Seules les sources d’information sont différentes et s’appellent System Center, Team Foundation Server, etc.

Qui dit "BI" chez Microsoft, dit "SQL Server". Non que la BI de SQL Server soit dédiée à la base de données de Microsoft. Bien au contraire. La couche BI livrée en standard avec SQL Server (et composée de l’ETL SSIS, du moteur OLAP Analysis Services et des outils SQL Server Data Mining et SQL Server Reporting Services) peut être employée sur n’importe quelle source de données et dans un environnement très hétérogène. Mais SQL Server est devenue aujourd’hui une brique omniprésente de l’univers Windows. Il n’y a plus beaucoup de solutions serveurs chez Microsoft qui n’utilisent pas SQL Server comme système de stockage. System Center, TFS, Sharepoint, Biztalk, tous s’appuient sur ce SGBD.

Non seulement la présence de SQL Server tend à unifier et intégrer logiquement toute l’offre, mais comme le dit Pascal Laforest, ingénieur conseil chez Access IT, "la Business Intelligence qui surplombe SQL Server, crée désormais un liant non seulement entre les différents produits de Microsoft mais aussi entre les différents services de l’entreprise qui les exploite".

Cette omniprésence de la plateforme SQL Server est un gros atout économique. Si votre organisation possède déjà les licences SQL Server (voire les licences Sharepoint Server et Excel), vous pouvez immédiatement profiter de la puissance de la BI Microsoft sans coûts significatifs supplémentaires. Il ne s’agit finalement que d’activer des services et utiliser des outils qui sont déjà dans la plateforme. Ce qui diminue d’autant les temps d’implémentation.

En ces temps de crise économique, aider les employés à "faire plus avec moins" est devenu un leitmotiv. Et exploiter la puissance de la BI enfouie au cœur de SQL Server s’impose comme une évidence.

En se projetant dans un futur proche, l’un des axes que les ITs devraient dès aujourd’hui commencer à explorer, c’est l’arrivée dans les prochains mois d’une extension SQL Server connue sous le nom de "Projet Gemini". Cet ensemble de composants vient se greffer sur SQL Server Analysis Services afin de simplifier la manipulation des outils BI par les non-spécialistes. Gemini introduit l’idée d’une "Business Intelligence" en "Self-Service". Intégré à Excel, Gemini sait traiter en mémoire des millions de lignes de données et permet à l’utilisateur de les manipuler très simplement et de monter ses propres rapports puis de les partager en quelques clics. Une vision qui tend à rendre la BI totalement ubiquiste et la transformer en simple "surcouche" de la bureautique. Face à une telle technologie par nature envahissante, les IT ont tout intérêt à l’adopter au plus tôt en la mettant à leur propre service avant que les autres utilisateurs de l’entreprise ne se l’approprient.

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Data - Par Loïc Duval - Publié le 29 août 2011