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IDC : le 100% flash, c’est l’avenir du stockage ?

Data - Par Tristan Karache - Publié le 17 septembre 2015
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Eric Burgener, directeur de recherche dans le service Storage Practice d’IDC revient sur les résultats de son enquête sur le marché du 100% flash (AFA).

IDC : le 100% flash, c’est l’avenir du stockage ?

Demandé par Violin Memory, ce livre blanc intitulé « Why AFA Architecture Matters as Enterprises Pursue Dense Mixed Workload Consolidation » sensibilise les entreprises sur les possibilités que l’AFA représente. Eric Burgener se propose de revenir sur les conclusions.

iTPro.fr : Quelle est la situation actuelle du flash sur le marché du stockage ?

Eric Burgener : IDC suit un certain nombre de marchés pertinents comme le flash optimisé de stockage en réseau (composé de baies 100% flash et de baies hybrides), nous suivons également les développements du côté des serveurs avec des technologies comme le SSD, les cartes PCIe, et les produits de stockage par canal mémoire (comme ceux de Diablo). Le flash s’installe rapidement au sein des Datacenters sous des formes différentes. Nous voyons ainsi apparaître des systèmes hyperconvergés (Nutanix, VMware (VSAN) et Gridstore) qui offrent toutes les configurations flash (en plus des configurations hybrides) et nous nous attendons à ce que ce marché atteigne 4 milliards de dollars en 2019. Nous constatons aussi que les AFAs se développent rapidement avec 22,5% TCAC [ndlr : taux de croissance annuel composé] au cours des cinq prochaines années pour 5.056 milliards de dollars de recettes en 2019. Bien que le développement des HFAs ne soit pas aussi rapide que celui des AFAs, ils représenteraient un marché de 16 milliards de dollars en 2019.

C’est la cause directe de l’avancée de l’informatique virtuelle et de nouveaux types d’environnements applicatifs (médias sociaux, informatique mobile, Big Data, analyse et cloud computing), où les disques rotatifs ne peuvent tout simplement plus répondre aux exigences de performance de stockage de manière rentable. Le flash offre 10 à 100 fois le débit des disques durs 15K RPM et offre des temps de latence inférieurs à la milliseconde. La latence des HDD varient de 5 millisecondes à 20 millisecondes en fonction de ce qui est traité, il est donc très difficile de livrer une performance constante au fil du temps avec ces derniers dans des environnements I/O élevés. Le flash tire moins d’énergie et augmente également les performances du CPU, réduisant ainsi la partie hardware des serveurs et les coûts de licences logicielles.

Parmi les dernières tendances de cette étude, si on devait en retenir trois essentielles par exemple ?

Le marché AFA en particulier, s’est déplacé du déploiement de l’application dédiée (achat d’une AFA juste pour une base de données de haute performance unique ou un environnement VDI) vers la consolidation de workloads mixtes. La consolidation de workloads mixtes est l’avenir, et la plupart des fournisseurs d’AFA ont amélioré leurs produits avec les caractéristiques nécessaires pour soutenir ces évolutions – snapshots, clones, cryptage, réplication ou encore la capacité à intégrer les AFAs comme des workflows préexistants au sein des datacenter pour des opérations telles que la protection des données, la reprise après sinistre, etc. 100% des entreprises utilisant le flash veulent convertir plus d’applications au flash, mais cela devrait prendre du temps. 82% des organisations pensent que le tout-flash est l’avenir pour le stockage primaire, un avis que partage IDC.

Le flash permet l’utilisation de technologies d’efficacité de stockage en ligne comme la compression, la déduplication, le thin provisioning, et les snapshots instantanés (pour lecture et écriture) tout en étant en mesure de livrer des latences inférieures à la milliseconde pour les applications primaires – quelque chose que les disques durs ne peuvent pas faire (leurs latences étant trop élevées pour effectuer des opérations en ligne sur les applications sensibles à la performance). Les workloads que les entreprises ont en cours d’exécution sur l’infrastructure virtuelle ont tendance s’amenuiser – nous assistons à des ratios de réduction de données de l’ordre de 2: 1 pour les bases de données relationnelles comme Oracle et SQL, de 4: 1 à 6: 1 pour les workloads virtuelles mixtes, et de 10: 1 pour les environnements à forte densité de clones comme le VDI ou les environnements de test et de développement. Des ratios comme ceux-ci ont fait un long chemin jusqu’à ce que le coût du flash par rapport au disque dur s’abaisse, ce qui au final le rend de plus en plus viable.

Quels sont les avantages recherchés par les entreprises avec des solutions de stockage 100% flash ?

Le premier bénéfice du flash pour les entreprises est la performance mais il y en a beaucoup d’autres à considérer. Améliorations de 100 fois la capacité de traitement et de 10 fois celle de débit de latence permettent à de nombreuses entreprises de transformer complètement non seulement leurs opérations internes mais aussi leur business. J’ai un document qui donne 10 exemples de la façon dont les entreprises ont transformé leurs business grâce au déploiement du flash : avantages économiques secondaires du déploiement du flash et sur cette base, tous les systèmes flash excellent par rapport aux baies de stockage sur disque.

Quel est le futur du HDD ?

Evoquons l’introduction de la nouvelle catégorie Big Data flash. Ces systèmes commencent à être disponibles auprès de fournisseurs comme SanDisk, ils sont extrêmement denses (170TB / U pour commencer), très puissants et efficaces (750 watts, consommation d’énergie pour 512TB de stockage flash qui offre 1-2 latences de milliseconde), avec des coûts de 0,50 $/Go. La seule raison pour laquelle les entreprises ne déploient pas plus de flash plus rapidement est le coût, et les offres Big Data Flash réduisent considérablement ces coûts. Elles abandonnent un peu de performance flash mais elles restent nettement plus rapides (et livrent des latences plus cohérentes) que les disques durs 15K RPM. IDC va continuer à observer comment ce marché se développe au cours des 12 à 18 prochains mois car il pourrait perturber durablement le marché du stockage secondaire basé sur le HDD.

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