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La stratégie de reconquête des DSI en perte d’infrastructure

Cloud - Par Stéphane Berthaud - Publié le 16 mars 2015
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La facilité et la rapidité d’accès aux services de cloud externe provoquent incontestablement certains émois au sein des directions informatiques (DSI) soumises à la redoutable concurrence d’une multitude de fournisseurs de cloud privé ou public.

La stratégie de reconquête des DSI en perte d’infrastructure

Ces mastodontes ou plus petits prestataires innovants proposent en un temps record et au moindre coût la mise à disposition d’infrastructures, d’applications ou de services que le marketing, la finance, les ventes ou tout autre département de l’entreprise consomment au quotidien pour accompagner un nouveau projet, gérer des pics d’activité ou accéder aux derniers services tendance. Tous les métiers vivent à l’heure  du « Always-on-business », l’accès aux informations devant être permanent et de n’importe où !

Les 3 incontournables

Face à cette véritable émancipation des métiers, les DSI placées hors-jeu d’une partie non négligeable de leur infrastructure entament une stratégie de reconquête. Sans remettre en cause le système d’information (SI) traditionnel existant, elles ont la possibilité de créer un environnement parallèle de type cloud, indépendant du SI central historique et bâti sur un nouveau modèle économique afin de simplifier la chaîne de décision et le financement. Dans cette perspective, il s’agit de garantir aux métiers la disponibilité continue d’un cloud interne, ce qui n’a jamais été aussi simple pour les DSI, mais nécessite d’appliquer 3 mesures incontournables:

Garantir la continuité d’activité des services de cloud interne

Offrir la continuité d’activité impose aux DSI une restauration stratégique et une sauvegarde d’informations tactique. Elles ont besoin de se doter d’une protection des données vérifiée et d’un plan de reprise d’activité simplifié, spécifiquement en cas de panne informatique. C’est pourquoi, les DSI devraient appliquer la règle des 3-2-1 pour conserver les données critiques intactes. C’est-à-dire 3 copies de données (dont une en production) sur 2 média différents, dont 1 hors site. De plus, une sauvegarde sans test régulier de restauration est une perte de temps et de ressources. Un plan de reprise d’activité n’est pas suffisant, il doit être mis en œuvre avec des tests de restauration systématiques afin de garantir que toutes les sauvegardes fonctionnent comme elles le doivent.

Combler la faille de disponibilité

Bâtir une infrastructure de type cloud sous-entend l’adoption de technologies qui tirent pleinement parti de la virtualisation. L’utilisation d’outils de protection des données traditionnels entretiendrait une faille au niveau de la disponibilité. La faille de disponibilité se caractérise par divers problèmes au fil du temps, tels que la perte de données, des temps de restauration trop longs, une protection des données vulnérable et un manque de visibilité de l’environnement informatique. Cette faille s’élargit encore davantage avec les exigences du « connecté en continu » et l’usage de l’informatique en tant qu’outil stratégique pour améliorer la productivité.

Réduire les temps et points de restauration

Aujourd’hui, les utilisateurs n’ont aucune tolérance face à une panne. N’importe quelle interruption d’activité du cloud interne, même de quelques heures, signifierait des pertes financières pour l’entreprise, ainsi qu’un impact négatif sur sa réputation en interne et aux yeux du public. Les objectifs de temps et points de restauration (RPTO) qui se comptent en heures coûtent trop cher à une entreprise. Les sauvegardes des données doivent être exécutées rapidement sans perturber les performances de l’infrastructure existante. Avec des points de restauration courts, les DSI tireront également parti de temps de restauration rapides, ce qui garantit en cas d’incident une perte des données minimale et limite les potentiels dommages issus de n’importe quel arrêt d’activité.

Les DSI doivent être strictes sur la rapidité de restauration. Un objectif RTPO standard devrait être inférieur à 15 minutes pour toutes les applications sans compromettre la méthode de restauration choisie. En intégrant la continuité d’activité dans leur stratégie de cloud interne, les DSI sont véritablement armées pour se repositionner auprès des métiers et marquer leurs différences avec des garanties de disponibilité, sécurité et confidentialité des données. Une nouvelle génération de technologies colle parfaitement aux besoins d’un cycle d’affaires devenu quasi-continu qui ne se limite plus à cinq jours par semaine, huit heures par jour.

Dans cette mouvance des DSI, l’option d’une cohabitation entre un cloud externe et un cloud interne s’avère judicieuse. Conserver délibérément une partie de l’infrastructure externalisée en tant qu’extension d’un cloud interne permet de bénéficier d’une « zone » tampon offrant des ressources supplémentaires immédiates lors de pic d’activité par exemple. Les applications critiques nécessitant une fine granularité au niveau de la protection des données resteront en interne. Cette naissance annoncée d’un tel cloud hybride implique néanmoins d’assurer une fluidité entre les deux environnements en adoptant des composantes d’infrastructure modernes standardisées.
 

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